Cette cession de clôture fut marquée par l’intervention en directe, voie vidéo d’Ingrid Betancourt qui a souligné l’importance de la parole: cet instrument qui permet de toucher les cœurs et d’exprimer notre foi, notre état d’âme mieux que les armes; et que la violation des droits de l’homme est un germe que nous portons tous; on peut à un certain moment oublier nos principes, à l’intérieur de nous il y a toujours un risque de devenir des monstres.La dignité humaine ne peut être défendue dans l’indifférence qui constitue un obstacle majeur au processus de lutte, suivie de la peur.
Le rôle de la Déclaration Universelle est indéniable; son contenu représente les différentes pistes pour pouvoir vivre en communauté, pour pouvoir sauver les vies. La Déclaration n’est pas seulement une Utopie, mais une réalité. Dans la réaffirmation des Droits de l’homme les ONG se sentent tous concernées.
De 1948 à nos jours un des progrès ont été faits bien qu’on note ces dernières années une certaine obsession de la part des Etats en matière sécuritaire: la régression de certains traitements cruels et dégradants comme la torture, la peine de mort. Aujourd’hui, on est passé de 2/3 à 1/3 des pays pratiquant la peine de mort; la notion d’impunité n’existe plus, il est question désormais de responsabiliser les auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de génocide; la reconnaissances dans certains pays des droits des femmes, des personnes handicapées et des enfants.
Au-delà de la commémoration de la Déclaration, le temps est plus à l’action; il y a une grande nécessité aujourd’hui d’informer et d’être informer, d’enquêter, d’éduquer, de combattre la pensée unique et de dénoncer les atteintes aux droits de l’Homme. De nombreux défis rentent encore à relever avec l’accroissement de la population mondiale, l’instabilité de la planète, les grandes forces économiques et financières.
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